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Le Yoga est à la fois la fin et le moyen




C'est une phrase que le Dr O.P. Tiwariji répète à ses étudiants.

C'est la fin parce que l'objectif à atteindre est l'intégration totale de la personnalité.  Il s'agit également des moyens, car en les suivant, nous pouvons atteindre cette fin.

Mais en réalité, le Yoga vise à dépasser le mental.  Même le mot thérapie n'a pas grand-chose à voir avec le Yoga.  Je pourrais dire que le Yoga n'est qu'un concept, une description d'un état.  Si l'état précédant le Yoga est des-integré, nous ne serons pas de bons candidats.  Et cela peut venir du corps comme de l'esprit.  Pour l'intégrer, nous avons donc recours à des moyens.


Dans le Yoga comme dans l'Ayurveda, il s'agit d'atteindre le mental (citta) en traitant le corps.  Il est expliqué que même certains aliments produisent certaines pensées.  Patañjali développe également les moyens dans ses aphorismes, par exemple en nous donnant le concept d'āsana et de prānāyāma.

Une des-intégration du corps est considérée comme une maladie et peut affecter le bon fonctionnement mental et vice-versa.


Dans le livre Yogic Therapy écrit par Swami Kuvalayananda et le Dr S.L. Vinekar, ils expliquent que la thérapie par le Yoga consiste à renforcer l'être tout entier pour qu'il puisse résister aux perturbations externes et internes.  Ils mentionnent une phrase tirée du Yoga Vāsiṣtha : une personne qui met des chaussures aura l'impression que la terre entière est en fait recouverte d'un cuir souple.

Ils indiquent en outre que l'une des définitions du Yoga est également "sannahana", c'est-à-dire être armé ou préparé. Swatmarama (Hatha Pradipika) décrit les traitements à appliquer aux maladies résultant d'une mauvaise pratique du Yoga, en particulier du prānāyāma.


Le stress extrême affecte notamment le tonus musculaire, les vaisseaux sanguins, le cœur, la digestion, le sommeil et le rythme respiratoire.  Cela crée une chaîne de perturbations dans l'organisme.  En thérapie de Yoga ces symptômes sont considérés comme les principaux précurseurs des maladies dans le corps.  En ce qui concerne le maintien d'un état d'esprit positif, les Yamas et Niyamas sont les principes à observer pour réduire la force de nos tendances psychologiques innées (kleshas).


Nous pouvons suivre les principes de la thérapie par le Yoga (yogacikitsā) avec diligence et sans dogme, et de ne pas perdre de vue son objectif principal.  Évitons de donner une définition étroite du Yoga en le limitant à des préparations.

Soyons conscients qu'après chaque pratique, notre mental doit être plus calme et que notre capacité de discernement et de prise de décision devient plus claire.  C'est la boussole qui nous indique que nous sommes sur le bon chemin, nous contentant de nous appeler humblement "yogistes" plutôt que yogis.

L'apprentissage et la pratique des moyens du Yoga vont dans le sens de la culture et du renforcement de l'intellect (buddhi).

Bonne pratique des moyens du Yoga pour chacun d'entre nous.  Restez « collé au vent » et surtout de la sincérité.   Le Yoga, selon sa définition originale, ne peut être "fait".


Onanchi Ureña-Chappet

13-10-2023

Marcq-en-baroeul

France


Bibliographie

-Yoga Kosa, Philosophico - Literary Research Department of Kaivalyadhama S.M.Y.M. Samiti. Lonavla, India.

-Kuvalayananda Swami and Dr Vinekar S.L. Yogic Therapy. Second Edition. Central Health Education Bureau (Directorate General of Health Services) Ministry of Health and Family Welfare. Government of India. New Delhi.

-Svatmarama Suri. Hatha Pradipika. Edited by Digambarji Swami and Kokaje Raghunatha Sashtri. Second Edition. Kaivalyadhama, S.M.Y.M. Samiti. Lonavla, India.

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